Nationales Ärztekomitee Atomrisiko begrenzen - 2 * JA

 

Comité de Patronat | Comité


   
   

 

Conférence de Presse - Comité national des médecins "Limiter le risque nucléaire -
2 x OUI" du 16. Janvier 2003

| Dr. med. Annette Ridolfi | Dr. med. Forat Sadry | Dr. med. Bettina Woelnerhannsen | Dr. med. D. Schlettwein | Dr. med. Paul Günter

Limiter les dégâts et les risques liés à l'atome

Dr Annette Ridolfi Lüthy, médecin-chef en oncologie pédiatrique, Inselspital Berne

L'énergie atomique est actuellement vendue à la population littéralement en tant que "remède" contre le réchauffement climatique. Bel emballage, certes, mais il y manque la notice contenant les informations sur les risques et les effets secondaires Les risques ne sont pas calculables ; lef effets secondaires, dangereux pour la vie. Si l'énergie nucléaire était un médicament, il faudrait le retirer immédiatement du marché.

Il n'existe pas le moindre doute scientifique à ces faits: les rayonnements ionisants - radioactifs - lèsent le patrimoine héréditaire de l'être humain et causent des cancers et des leucémies.

Il existe une longue et impressionnante liste d'indices qui suggèrent que les centrales nucléaires et leur environnement causent eux aussi des dommages génétiques chez l'être humain, que ce soit par leurs rayonnements directs ou par les dégagements d'isotopes radioactifs.

Ces dommages naissent partout où des êtres vivants sont exposés aux rayonnements, tels que:

· lieux d'extraction de l'uranium
· lieux de fabrication de crayons de combustible
· fuites de radioactivité à partir des centrales nucléaires
· libération de matériaux radioactifs en cas d'accidents
· usines de retraitement de crayons de combustible épuisés
· lieux d'évacuation de déchets radioactifs
· lieux de "stockage final"

Le retraitement, en particulier, n'est pas du tout un recyclage inoffensif. Il engendre la pollution radioactive la plus grave jamais observée sur nos plantes.

Les rayonnements radioactifs causent des cancers, également chez les enfants, qui y sont exposés pas moins de 10 fois plus que les adultes. Nous, médecins, nous tirons les conséquences de ceci. Et les politiciens alors, pourquoi ne le font-ils pas ? Qui donc va protéger nos enfants contre épouvantable menace ?

Ceci m'incite à réfléchir.

C'est justement ce sentiment qu'exprime "Helvetia", de l'artiste bâloise Bettina Eichin, et si nous l'avons amenée ici, depuis le Rhin, à Bâle, afin de nous accompagner à cette conférence pour les médias, c'est pour cette raison.

"Helvetia en voyage" - telle que nous la découvrons ici - ne nous montre pas, comme sur la pièce de deux francs, la Mère du pays ou la préparation au combat. La Helvetia de Madame Eichin a rassemblé tout son courage et s'est dégagée des contraintes qui lui étaient imposées. Elle a fait ses valises, s'est mise en voyage et est descendue en chemin. Trônant sur une colonne du Mittlere Rheinbrücke, à Bâle, elle se repose. Elle a déposé bouclier et lance. Helvetia a désarmé.

Si Helvetia a rassemblé à Bâle, ville ouverte sur le monde, des forces en vue de son long voyage, pour nous ce n'est pas le fait du hasard. La population bâloise a décidé la sortie du nucléaire bien avant la catstrophe de Tchernobyl, et l'a inscrite dans la constitution cantonale. À Bâle, l'avenir énergétique a commencé depuis bien longtemps. Qu'Helvetia se détourne de nous et dirige son regard au-delà des frontières comporte également une certaine mélancolie. Tandis que la plupart des pays de l'UE programment un futur sans énergie nucléaire, il semble que le Conseil Fédéral et le Parlement manquent non seulement de confiance, mais aussi de foi en l'avenir.

La foi en l'avenir et la confiance en la possibiité d'un futur sans énergie nucléaire, voilà ce qu'entend transmettre le Comité national des médecins "Limiter le risque nucléaire - 2 x oui ! ". La sortie de l'énergie nucléaire s'impose, et pas seulement pour des considérations de risque : le simple principe de précaution nous oblige à adopter des technologies énergétiques moins riches en dangers. La sortie de l'énergie nucléaire est une question non pas de faisabilité technique, mais seulement de volonté politique.

Dans le Comité national des médecins luttent actuellement 350 de ceux-ci, qui exercent dans l'ensemble de la Suisse; mais leur nombre ne fait qu'augmenter. Ils sont appuyés par 59 membres éminents du Comité de patronage et deux grandes organisations s'étendant à la totalité de notre pays : les Médecins pour la responsabilité sociale (PSR) et les Médecins pour la protection de l'environnement (AefU). Ils sont tous convaincus que l'heure de l'abandon de la production d'énergie nucléaire doit sonner également en Suisse, et ceci dès maintenant. Le 18 mai 2003, le peuple suisse va voter sur les initiatives "Électricité sans atome" et "MoratoirePlus". Les dommages infligés au biotope terrestre et au génome humain sont irréversibles, mais nous pouvons limiter ces dommages et ces risques - en abandonnant l'énergie nucléaire.

>top


Protéger la santé au lieu des centrales nucléaires

Dr. Forat Sadry, radiologue FMH, GIVISION, 1762 Givisiez

En septembre 1985, la centrale de Creys-Malville était mise en service….je commençais ma formation de radiologie à Genève…et cette formation a été ponctuée de multiples incidents et fuites de sodium dans cette centrale située à moins d'une centaine de km...

En 1986, je passais la première partie de mes examens de spécialité de radiologie. C'est l'année Tchernobyl. En 1992, le système de détection à Sellafield ne s'est pas enclenché lors de la fuite de 25 kg de Plutonium…En 1997, je suis un cours de radioprotection organisée par l'OFSP à Spiez…..

L'OFSP a récemment publié plusieurs études qui ont attiré mon attention.
Il s'agit de la mesure de la radioactivité dans l'environnement suisse et j'ai appris que :

1. la contribution majeure de l'activité de 137 Cs du sol dans le Jura provient des retombées des essais d'armes atomiques ( Cs,Sr,Pu Am), effectuées dans l'atmosphère dans les années 60.
2. au Tessin, la contribution de Chernobyl est de 30 % de la radioactivité totale de l'environnement….15 ans plus tard !
3. Une autre étude exclut de ses chiffres le " rayonnement direct en certains points de la clôture des centrales de Leibstadt et de Mühleberg " !!!!! Pourquoi ?
4. Une personne soumise à la radioactivité naturelle et qui passe tout son temps dehors reçoit une dose de 0.01 mSv à 0.5 mSv…cette variation étant encore due aux dépôts de Cs à la suite de l'accident de Chernobyl !!!!!

Toute ma formation en radiologie est soumis à une réglementation extrêmement sévère en matière de radioprotection, ayant pour but de protéger l'individu des effets néfastes des rayons X et de la radioactivité en générale.

Il est extrêmement difficile pour moi d'accepter ce paradoxe.

D'une part, je dois à tout prix appliquer le principe ALARA : As low As Reasonably Achievable et d'autre part je dois vivre avec les nouvelles d'accidents nucléaires au risque vital. Et si le 11 septembre avait eu comme cible une centrale nucléaire ?

Aujourd'hui,ma tâche est facilitée par le développement de techniques alternatives en imagerie diagnostique : par exemple,nous utilisons l'imagerie par résonance nucléaire pour tout ce qui intéresse le système nerveux central, les articulations et la colonne vertébrale, et l'ultrasonographie pour l'examen des enfants en particuliers mais aussi de la femme enceinte.

Il n'est évidemment pas question de se passer totalement des rayons X ou de la médecine nucléaire : ces techniques permettent d'améliorer la qualité et sauvent des vies en permettant des diagnostics de plus en plus précoces. Le risque auquel nous soumettons nos patients est de loin inférieur au risque de la maladie qu'ils peuvent présenter.

Et leurs effets sont ciblés à l'individu et non une population. Il n'y a pas de déchets en radiologie et ceux de la médecine nucléaire sont négligeables : la demi-vie des radio-isotopes utilisés est très faible et ils font même partie du déchet de la ménagère au bout de quelques jours….puisqu'ils ont perdu leur radioactivité….

Nous sommes légalement obligés en radiodiagnostic et nous faisons tout pour réduire les risques à nos patients. Notre gouvernement se doit d'appliquer ce qu'il exige de nous : réduire les risques à la population suisse et soutenir activement tous les efforts pour une alternative aux centrales nucléaires.

Seul un vote de 2 x oui nous obligera de nous mettre en route sur l'unique voie acceptable.

>top


Tchernobyl - catastrophe sans fin

Dr. Bettina Woelnerhanssen, assistante chirurgienne, Claraspital, Bâle

17 ans après la catastrophe de Tchernobyl, les conséquences sociales et sanitaires de ce désastre apparaissent de plus en plus clairement, frappant de manière particulièrement grave les enfants du Belarus et de l'Ukraine, ce qu'illustrera le symposium international PSR/IPPNW organisé à Bâle pour le 15 février 2003.

Les affreuses conséquences de la catastrophe de Tchernobyl ne sont guère connues à l'Ouest, quand elles ne sont pas contestées: "Mis à part une augmentation déjà bien documentée de l'augmentation des cas de cancer de la thyroïde, aucun document scientifique ne fait état d'effets significatifs causés sur la santé par les radiations suite à l'accident qui s'est produit à Tchernobyl." Voilà ce qu'écrivait l'Association suisse pour l'énergie atomique dans une communication adressée le 8 juin 2000 aux médias. Au vu de la lamentable réalité, de telles affirmations sont purement et simplement cyniques.

C'est ce que soulignent les informations mises à disposition du public sur la homepage www.chernobyl/info/de, dont l'éditeur responsable est la Direction du développement et de la coopération (DDC), à Berne. Je me permettrai d'en citer quatre points.

· Sur les quelque 800'000 liquidateurs qui ont été le plus fortement irradiés au cours des opérations de déblaiement et d'évacuation autour du réacteur affecté par l'explosion, à ce jour 25.000 sont morts.

· Il a été officiellement reconnu qu'au moins 1800 enfants et adolescents habitant dans les régions les plus gravement affectées du Belarus ont présenté des cancers de la thyroïde suite à la catastrophe du réacteur. On craint que le nombre de ces cancers parmi les enfants et adolescents n'atteigne 8.000 au cours des prochaines décennies. Ce chiffre a été cité dans le rapport dressé en janvier 2002 par une délégation d'experts sur mandat du Programme de Développement des Nations Unies (PDNU) et de l'organisation des Nations Unies pour l'aide à l'enfance (UNICEF). Quant à l'OMS, elle estime que ce nombre pourrait même atteindre le chiffre terrible de 50.000 au cours des prochaines décennies.

· L'accroissement du nombre de cancers du sein en tant que conséquence directe de la catastrophe du réacteur a lui aussi été reconnu au niveau international. Ce nombre a doublé entre 1988 et fin 1999 dans les régions autour de la ville biélorusse de Gomel.

· Le ministère ukrainien de santé a enregistré pour la période de 1986 à 1990, outre un nombre accru de fausses couches, de naissances prématurées et de morts-nés, un triplement de la fréquence des malformations et des anomalies de développement chez les nouveaux-nés.
Ces faits angoissants m'ont profondément touchée, mais il y en a un qui est plus inquiétant encore, celle que des réalités scientifiquement reconnues sont mises en doute, voire niées, sous le prétexte de l'"absence de preuves", et ceci aussi en Suisse.

Tchernobyl est une catastrophe sans fin, dont les conséquences à long terme, qui se dessinent déjà maintenant, sont alarmantes.

· Les cancérologues prévoient que toute une gamme d'affections cancéreuses ne se manifesteront chez l'adulte que 20 à 30 ans après la catastrophe du réacteur.

· Des indications à prendre au sérieux suggèrent que des altérations du patrimoine génétique humain et des risques de malformations pourraient se manifester même après de faibles doses de radiations (contamination par voie alimentaire). Les altérations du patrimoine génétique peuvent se transmettre d'une génération à l'autre, avec chaque fois une augmentation du nombre de sujets affectés.

Un "Tchernobyl" n'est pas possible en Suisse, affirment nos experts en sécurité. Ceci ne me rassure aucunement, car nous ne pouvons exclure une telle catastrophe. Le risque nucléaire est donc inacceptable. Rien que ceci jusqitif qu'on le prévienne dès aujourd'hui, par un abandon progressif et judicieusement étudié de l'énergie nucléaire. Ceci nous est imposé par nos responsabilités vis-à-vis de nos enfants et des générations à venir. Prévenir vaut mieux que guérir.

>top


Exploiter les chances - au service de la raison

Dr. Daniela Schlettwein-Gsell, spécialiste en médecine sociale et préventive, Bâle

Alors que j'étais encore écolière, la bombe atomique tomba -- Hiroshima, mon amour - l'association "Atome = mort, brûleurs étendues et souffrances atroces" n'a plus jamais disparu des esprits.

Quand je commençai mes études de médecine, c'était la grande période de l'ivresse technologique. L'amortissement des centrales hydroélectriques devait s'accélérer, nous racontait-on, avant que l'électricité ne fût entièrement générée par l'atome. Fallait-il encore achever le Grand Dixence, nous demandions-nous.

Et nous avons assisté à leur naissance, celle des deux unités de Benznau en 1969 et 1971, celle de Mühleberg 1972, et tant d'autres encore, un réacteur après l'autre - tandis que nous apprenions en médecine clinique que quelques petits rayons gamma sufissent pour effacer une vie humaine. C'est ici qu'explose l'absurde : tous les experts nous ont avertis dès le début, et nous nous sommes limités à regarder, tout imprégnés que nous étions de la foi dans le progrès. C'est seulement à l'annonce des premiers décès à Harrisburg et des cas de cancer mentionnés sous le manteau à Sellafield que nous nous sommes insurgés. ...

La Helvetia qui se dresse ici derrière nous allait-elle se détacher de nos pièces de monnaie, déposer lance et bouclier, regarder autour d'elle, se créer une opinion personnelle? Nous aussi, nous nous sommes mis en route, par centaines d'abord, par milliers ensuite, en dépit de toutes les moqueries et calomnies. Nous ne voulions pas accepter ce danger à proximité immédiate de notre ville.

Le projet de Kaiseraugst fut abandonné en l988, en définitive grâce aux considérations économiques d'un certain Monsieur Christoph Blocher. Mais il fallait d'abord mettre en service Gösgen et Leibstadt, et assister à l'énorme accident de Tchernobyl. Même chez nous, les poissons des lacs et les champignons des forêts étaient devenus immangeables.

Nous avons alors poussé un soupir, car qui voulait encore entendre parler d'énergie nucléaire? Entre-temps, 123 centrales atomiques ont ètè mises hors service dans le monde entier, dont 45 aux USA et 18 en Allemagne - mais, néanmoins, tout comme la Helvetia, nous nous sommes mis à réfléchir: pourquoi donc notre pays compte-t-il parmi les quatre qui entendent continuer à utiliser l'énergie nucléaire sans limite dans le temps? (feuille)

Et ceci bien qu'il existe en Russie des lacs contaminés par les radiations, bien qu'au Japon on ait caché pas mal d'accidents, bien que l'on ait formé des pilotes pour aller percuter les tours des réacteurs, bien que des terroristes soient à la recherche de crayons combustibles. Nous ne devons pas croire que ceci n'ait pas lieu également en Suisse.

Pourquoi donc ne nous associons-nous pas au nombre croissant de pays européens qui ont décié de sortir du nucléaire, ne donnons-nous pas l'exemple qu'il est possible de vivre sans ce danger à nos portes? Pourquoi sommes-nous justement ceux qui continuent à hésiter, avec toutes nos possibilités et tout notre savoir-faire en matière de génération durable de l'électricité ? Allons-nous donc rater ce rendez-vous avec la technologie?

La votation toute proche nous offre une chance, exploitons-la donc - pour l'amour de la raison, de notre pays, de l'Helvetia!

>top


Des initiatives pour sortir du piège atomique

Dr. Paul Günter, Conseiller national, Berne

L'énergie nucléaire est dangereuse. En fait, tous le savent.

Nous avons déjà souvent rappelé que les déchets radioactifs constituent une hypothèque pour nos descendants, et les votations montrent clairement que la population est elle aussi de cet avis: tous les millions consacrés à la propagande et les cadeaux fiscaux promis ne servent à rien devant l'évidence. Les majorités qui se défendent ne cessent de croître..

Que les centrales nous mettent en danger déjè aujourd'hui, c'est devenu clair au moins depuis Tchernobyl. Tous les experts le savent :un super-accident maximal prévisible à Gösgen signifierait la fin de la Suisse telle que nous la connaissons aujourd'hui.

La promotion d'un développement durable de la génération et de l'utilisation de l'énergie n'est pas favorable seulement à notre santé, elle fait également prospérer les secteurs du marché énergétique où la Suisse a quelque chose à offrir. C'est ici que notre économie peut produire et faire des bénéfices, et que résident les marchés de l'avenir..

Au fil du temps, nos arguments sont devenus plus solides et valables, d'autant plus que maintenant s'annonce le danger du terrorisme.

Dominique Brunner, stratège militaire bien connu (et chaud partisan des centrales nucléaires), fait entre-temps de la publicité dans la littérature spécialisée en faveur de l'équipement des centrales nucléaires au moyen de batteries de DCA visant à les protéger contre d'éventuels avions tombés sous le contrôle de terroristes. En effet, lui aussi est certain que les centrales nucléaires suisses sont désemparées contre une telle attaque et que les dommages qui menacent sont incalculables.
Nous savons qu'il existe une protection plus efficace et pratique: arrêter les centrales.

Les nouveaux dangers auraient dû, en fait, inspirer la prudence également aux groupes de pression qui s'agitent au Parlement en faveur de l'énergie nucléaire. Malheureusement, c'est le contraire qui se passe. Étant donné que leurs espérances s'envolent, les partisans de l'atome manifestent une obstination générale.

En fait, les choses se passent comme lors des bagarres à la cour de récréation: lorsque le plus musclé se trouve à court d'arguments, il fait parler ses poings..

L'évolution des temps suggérerait une loi sur l'énergie nucléaire qui prépare une sortie en douceur.

Mais, unis dans un dernier sursaut, le camp des intransigeants a accouché, par contre, d'une loi de promotion de l'atome qui:

- ne prévoit aucun délai maximum pour l'arrêt de l'exploitation ;
- n'interdit pas le retraitement ;
- abolit le droit de codécision des cantons.
Quelle conception absolument étrange de la démocratie que celle manifestée par la majorité bourgeoise des Conseils : lorsque le peuple exerce son droit de codécision d'une manière non conforme à la volonté de Leurs Seigneuries et dit NON à l'arrogance car il refuse la présence de déchets radioactifs à proximité immédiate, tout simplement ce droit est aboli.

Bref, il est essentiel que notre peuple acquière la conscience de cette agression contre ses droits, car ici il faut absolument l'étouffer dans l'oeuf.

La meilleure manière de se défendre sera donc de dire OUI aux initiatives Électricité sans Atome et MoratoirePlus. Ces initiatives sont formulées en termes réalistes.

MoratoirePlus bloquera à tout le moins une évolution néfaste. Électricité sans Atome indique la voie créative pour sortir du piège atomique.

Les alternatives à l'énergie nucléaire sont là. Nous pouvons oser ce pas dès maintenant. Déjà aujourd'hui les chemins de fer fonctionnent pratiquement sans électricité nucléaire, les championnats mondiaux de ski à St Moritz sont alimentés en courant 100% écologique par Rätia Energie et, dans les blocs opératoires, les médecins sauront sauver des vies même sans courant fourni par l'atome.


C'est donc pleinement convaincu que je vais voter 2 x oui, car ceci est juste et nécessaire pour notre pays.

>top


 
Bettina Eichin "Helvetia en voyage“ Bettina Eichin "Helvetia en voyage“ Bettina Eichin "Helvetia en voyage“