Le Comité national des médecins "Limiter
le risque nucléaire - 2 x OUI" appuie les
initiatives populaires "Électricité sans atome"
et "Moratoire". Il a exposé ces arguments äa
la conférence pour les médias qui s'est tenue aujourd'hui,
affimant que l'énergie nucléaire met en danger la
santé des générations actuelles et à
venir, et que le passage à des technologies énergétiques
devient impératif, en vertu du principe de précaution.
350 médecins de toute la Suisse font actuellement partie
du Comité des médecins, qui est appuyé par
un éminent comité de patronage avec 58 membres.
La sculpture "Helvetia
en voyage", création de l'artiste bâloise
Bettina Eichin, symbolisait l'esprit de rêve et
de méditation. L'énergie atomique est actuellement
vendue à la population littéralement en tant que
"remède" contre le réchauffement climatique,
a affirmé le Dr Annette Ridolfi Lüthy, oncologiste
pédiatrique bernoise. Bel emballage, certes, mais il y
manque la notice contenant les informations sur les risques et
les effets secondaires, non calculables mais dangereux pour la
vie, a-t-elle poursuivi. Les plus menacés sont les enfants,
cas ils sont 10 fois plus sensibles que les adultes aux rayonnements.
"Si l'énergie nucléaire était un médicament,
il faudrait le retirer immédiatement du marché",
a-t-elle conclu.
L'exploitation des centrales atomiques constitue un risque indéfendable,
a déclaré le Dr Forat Sadry, radiologue
à Fribourg. Si on prend au sérieux le principe
de justification énoncé dans la Loi sur la protection
contre les radiations, il faut remplacer les centrales nucléaires
par des solutions alternatives moins risquées. Cette loi
est là pour protéger la population contre les radiations,
et ceci devrait s'appliquer autant aux radiations utilisées
en médecine qu'à celles émises par les installations
nucléaires.
Le Dr Bettina Woelnerhanssen, assistante chirurgienne
à Bâle, a rappelé les dramatiques
conséquences sanitaires et sociales qui se révèlent
toujours plus clairement, 17 ans après, dans les territoires
affectés par la catastrophe de Tchernobyl. Le Dr Woelnerhanssen
a critiqué la minimisation des suites dévastatrices
de celle-ci par l'Association suisse pour l'énergie atomique
(ASPEA), parlant de "cynisme pur et simple".
"Pourquoi ne nous joignons-nous pas au nombre croissant
de pays européens qui ont décidé de sortir
de l'énergie nucléaire?" a demandé le
Dr Daniela Schlettwein, de Public Health à Bâle.
La prochaine votation sur les initiatives Électricité
sans Atome et MoratoirePlus constitue une chance importante, a-t-elle
poursuivi. "Exploitons-la donc, pour l'amour de la raison,
pour l'amour de notre pays, pour l'amour de l'Helvétie
", a déclaré le Dr Schlettwein.
"L'énergie nucléaire est dangereuse. En fait,
nous le savons tous", a constaté le Dr Paul
Günter, conseiller national bernois. Les initiatives
indiquent la voie pour sortir du piège atomique. La Loi
sur l'énergie nucléaire (LEN) n'est pas une contre-proposition
aux initiatives. Les promoteurs invétérés
en ont fait une loi de promotion de l'énergie atomique,
qui prive les cantons de tout pouvoir en matière de réalisation
de déchets nucléaires. "Il importe que notre
peuple devienne conscient de cette agression contre ses droits.
Étouffez-la dans l'oeuf", a averti le Dr Günter.
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